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La mission de Lucie : trouver un 2 pièces à Paris

Publié le 26 octobre 2018

Lucie était locataire à Paris et ne voulait plus avoir l'impression de jeter l'argent par les fenêtres chaque mois en payant son loyer. Elle a donc décidé d'acheter à Paris. Le début d'une aventure mouvementée !

Jeune trentenaire parisienne, Lucie effectue des remplacements en tant que médecin. Dans son studio du 11ème arrondissement, elle décide un jour qu’il est temps d’acheter, au vu du prix des loyers parisiens (qui approchent en moyenne le niveau d’un smic mensuel ).

Elle recherche un 2 pièces à un emplacement précis : entre le 11ème et le 20 arrondissement vers le Père Lachaise et Ménilmontant.

Les critères de recherche de Lucie 

- pas loin du métro (moins de 6 minutes à pied)
- salle de bain indépendante de la chambre
- maximum 3ème étage sans ascenseur
- pas de rez-de-chaussée

Lucie commence les visites début mars et trouve finalement son 2 pièces à la fin du mois de juin. Quatre mois, un temps qui peut sembler court, mais qui a surtout été particulièrement intense !

« La recherche m'a pris beacoup de temps. C’est difficile car les annonces partent très vite. Parfois on appelle pour des annonces fraîches du matin, pour s’entendre répondre que le bien est déjà parti ! »

Lucie « rate » 3 appartements car elle ose demander 24 h de réflexion. Mais la réflexion n’est pas de mise dans un marché aussi tendu que Paris où il faut pouvoir dégainer tout de suite. Heureusement, plus ça va, plus Lucie sait ce qu’elle veut. Elle élargit aussi sa recherche aux arrondissements limitrophes. 

Un jour elle visite un 2 pièces de 34 m2 du côté de Stalingrad dans le 10ème. Elle est la deuxième à visiter. C’est un 2ème étage sur cour sans vis-à-vis. Séduite - bien qu'il ne soit pas dans le 11ème, l'arrondissement qu'elle recherchait -, elle fait une offre immédiatement. Les premiers visiteurs ont aussi fait une offre, mais la sienne est supérieure. Les deux offres sont inférieures au prix affiché car l’appartement nécessite une bonne rénovation, ce qui a priori ne rebute pas Lucie.

L’appartement est mis en vente dans le cadre d’une succession, les vendeurs se trouvent en Suisse et veulent aller vite. L’offre est acceptée. C’est le soulagement pour Lucie après des semaines de recherches et de bagarres !

Crédits : Kygp, cc

Un prêt sur 23 ans

Le budget de départ de Lucie était de 300 000 €. Il a finalement augmenté pour couvrir les frais et les travaux. Au tout début de son projet, Lucie a été voir des banques pour leur demander combien elle pouvait emprunter. Mais elle n’a pas pu obtenir de réponse car les banques « demandent de trouver avant, et de revenir les voir ensuite ».

Devant le peu de succès de ses démarches, elle se décide à faire appel à un courtier. Malgré son dossier peu rassurant pour une banque (médecin remplaçant avec le statut d’indépendant), elle obtient un prêt sur 20 ans prolongeable 3 ans (plus intéressant qu’un prêt sur 25 ans).

Budget de départ Coût total

300 000 €    
dont 25 000 € d'apport

300 000 € frais d’agence inclus
25 000 de frais de notaire
30 000 de travaux
= 355 000 €

Sa cousine qui a acheté un mois auparavant la briefe, et entourée d’un bon notaire et d’un agent immobilier efficace, les choses s’enchaînent rapidement et la vente signée.

Apprendre à quantifier les travaux

Une fois les clés en poche, il s’agit de s’atteler aux travaux. L’appartement a besoin d’une bonne rénovation, et la somme des choses à faire a été un poil sous-estimée par Lucie, comme elle s’en rend compte rapidement. Faux-plafonds, isolation, fenêtres, plomberie… il y a du boulot ! Elle consulte plusieurs entreprises qui lui ont été recommandées mais pas évident de choisir, quand les prix pour une même prestation vont du simple au double !

Les travaux démarrent, et nouvelle désillusion : ils prennent eux aussi un temps fou à décider du moindre détail et à encadrer le chantier, et ils coûtent cher ! « C’est difficile de quantifier les travaux, certains sont plus importants que ce que je pensais, et tout coûte cher, je pensais m’en sortir pour beaucoup moins » reconnaît Lucie dépitée. Malgré les galères, elle a bon espoir que le résultat final lui plaise : « quand c’est refait à neuf et pas à son goût, on n’en fait pas ce qu’on veut. C’est ce qui est positif avec les travaux, normalement on décide de tout ».

Les conseils de Lucie
- Bien réfléchir à ses critères indispensables et rédhibitoires, pour pouvoir prendre une décision rapidement.  
- Ne pas hésiter à relancer les agents immobiliers, et être dans leurs petits papiers pour avoir accès aux annonces qui ne sont pas encore publiées.
- Ne pas acheter en été car les banquiers sont en vacances et les artisans pas disponibles, ce qui fait perdre de précieuses semaines.
- Se lancer dans des travaux à condiction d'en avoir l'envie et la compétence.

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