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Les acheteurs ont une grosse volonté d’aboutir, selon Jordan Frarier, Foncia

publié le 11 septembre 2019

Le réseau d’agences Foncia compte 550 unités réparties sur tout le territoire, mais concentré à 70 % sur Paris et la région parisienne. Le réseau a fait aboutir 15 000 transactions en 2018. Jordan Frarier, Directeur transaction France, nous confie son point de vue sur le marché immobilier.

Jordan Frarier, FonciaComment se porte le marché ?

Il est très dynamique ! L’offre est encore abondante, et ce qui est remarquable, c’est la forte volonté des acheteurs d’aboutir à l’achat qu’ils veulent vraiment, quitte à mettre de côté quelques points secondaires de leur cahier des charges. Il leur faut profiter des taux très bas.

Et les prix dans tout ça ?

Toujours beaucoup de demandes et une offre qui se contracte un peu, ce sont des prix qui montent ; à Paris durant ce premier semestre, ils ont pris 6 %, c’est un peu pareil dans la région parisienne ; on constate aussi une légère montée des prix dans les grandes métropoles, et une stabilisation dans les plus petites agglomérations.

Quelles sont les attentes des vendeurs ?

Comme toujours, ils veulent que ça aille vite ! Chez Foncia, notre délai moyen est de 78 jours. Notre moteur d’estimation au service des acheteurs va dans le sens de ces délais de vente toujours plus courts.

Que proposez-vous aux primo accédants ?

Le niveau des prix est un peu dissuasif pour eux en ce qui concerne les meilleurs emplacements. Nous leur proposons de regarder un peu plus loin des centres, ou de rester en location jusqu’à ce qu’ils aient réuni un budget plus conséquent.

Pour les primo accédants, je pense qu’ils pourraient regarder dans le neuf, en particulier dans des communes du Grand Paris, comme Bagneux ou Montrouge, qui vont être métamorphosées par les lignes du nouveau métro. Il suffit de voir comment a évolué Bordeaux depuis que le TGV l’a mise à deux heures de Paris.

Et les investisseurs ?

Ils représentent 20 % de nos clients. Ils sont de deux types : ceux qui sont déçus par les autres modes d’investissement ; et ceux qui sont plus attachés à l’immobilier, mais qui regardent avec inquiétude le retour du plafonnement des loyers. Le risque est de les voir se tourner vers la location saisonnière.

Que penser de la loi Denormandie ?

Il est un peu tôt pour avoir un retour. Je dirais que le dispositif n’est pas forcément assez étendu et pas forcément aux endroits où il le faudrait.

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