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Revue de l'immo #6 du 9 mars 2019

publié le 09 mars 2019

Que s'est-il passé sur le web dans le monde de l'immobilier cette semaine ? Voici un tour d'horizon des sujets qui ont fait parler d'eux et cette semaine, un zoom sur les prix fous, fous, fous, du marché de l'immobilier.

En bref

Du poing sur la table

Le premier ministre Édouard Philippe s’est montré très ferme à l’égard des syndics de copropriété. Il veut plus de transparence dans les tarifs des prestations et contrats-types, et la possibilité de changer vraiment de syndic tous les 3 ans (mieux informer les copropriétaires de leur droit du coup). Des amendes pour les syndics hors la loi sont aussi prévues. Une annonce qui a fait grincer les dents des professionnels.

À propos,

si l'envie vous prend de mettre en concurrence votre vieux syndic, voici la marche à suivre pour en changer.

Météo à 2 ans

L’institut Xerfi prévoit une baisse des volumes des transactions immobilières en 2019 et 2020, ainsi qu’un léger tassement des prix dans l’ancien comme dans le neuf. Ah, et les régions seront plus touchées par le phénomène que l’Île-de-France, les zones côtières et le sud.

Permis de louer à Marseille

La Métropole a instauré un permis de louer qui devra être accordé aux bailleurs avant la mise du bien sur le marché. Le permis concerne le quartier très dégradé de Noailles dans le centre de Marseille, où 2 immeubles se sont effondrés en novembre, faisant 8 morts.

Les femmes désavantagées dans l’accès au crédit, merci la Cour de justice européenne

Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, ont moins de comportements à risque, elles pourraient logiquement être avantagées par leur assureur. C’est sans compter la Cour de justice de l'Union européenne qui, voulant bien faire, a interdit les différences entre les sexes dans les primes d’assurance en 2012. Résultat, comme les femmes continuent de gagner beaucoup moins que les hommes, elles peuvent moins emprunter, et le font sur des durées plus longues que leurs congénères du sexe fort. Youpi.

Ici Londres

Le retour des Français de Grande-Bretagne se manifeste à Paris, effet Brexit aidant. Et quand ils ne reviennent pas tout de suite, ils achètent dès maintenant en vue de pouvoir rentrer. Ils cherchent dans le 9ème, l’Est branché et les beaux quartiers de l’Ouest, bref les coins qui ont la cote aussi auprès des locaux.

En IDF, le logement intermédiaire fait le plein

On en parlait il y a 2 semaines, le logement intermédiaire – ce type de logements aux loyers situés entre le logement social et le parc privé, a trouvé son public en Île-de-France. Les résidences se doivent d’être bien desservies par les transports, dans des zones denses et pourvues en emplois.

Focus : des prix immobiliers fous fous fous

Paris brûle-t-il ?

Alors qu'il faut gagner rien moins que 10 000 € par mois pour s'offrir un 75 m2 dans la capitale, on s'y rapproche doucement mais sûrement de la barre symbolique des 10 000 €/mdans tous les arrondissements. En cause le peu de renouvellement de l'offre. Les prix ont grimpé de 50 % en dix ans, et même de 70 % dans le 3ème, le 9ème et le 10ème. Autant d'arrondissements qui ont subi une forte gentrification avec l'arrivée de cadres CSP+ au fort pouvoir d'achat. Il reste une partie du 18ème, le 19ème et le 20ème pour ceux qui veulent à tout prix rester dans Paris.

La baisse des taux ne compense pas la hausse des prix

Les taux des crédits immobiliers sont au plus bas, certes. C'est donc le moment d'acheter, comme on ne cesse de l'entendre depuis plusieurs années que les taux dégringolent. Malheureusement le pouvoir d'achat accru qui pourrait en découler ne suit pas, car les prix de l'immo ont de leur côté augmenté de 8,2 % en 3 ans. Si dans certains coins, baisse des taux et hausse des prix s'annulent, ce n'est pas le cas partout. En Île-de-France et à Paris en tête donc, les acheteurs ont bel et bien perdu du pouvoir d'achat.

Au pays où les prix baissent

En fait, la France est coupée en deux. Il y a d'un côté les villes où les prix augmentent et parfois flambent (coucou Paris et Bordeaux), et de l'autre celles où la demande est moins importante et où les prix baissent. On ne parle pas ici des prix dans les zones rurales où un bien peut rester des mois sur le marché avant d'être vendu (à prix cassé). Depuis quelques mois mois donc, les prix baissent dans plusieurs grandes villes. Les heureux acheteurs gagnants ? les strasbourgeois, les toulonnais, les grenoblois, les toulousains et les stéphanois.

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